Maïa Frey travaille à partir de textiles bruts qu'elle déstructure (déchire, lacére),
colore (teinture, peinture) puis recompose (suture, entrelace) selon une nouvelle
trame pour une nouvelle histoire.
" Chez Maïa FREY, il (le tissu) est préparé minutieusement, on pourrait même dire avec amour. Et cela est d'autant plus important qu'il sera destiné en fin de compte à être déconstruit. Comme si la naissance de ce qui va devenir objet devait d'abord être mis au monde dans son intégrité. Les gestes successifs ne viseront alors qu'à se défaire de cette pureté originelle pour l'amener à la douleur et à l'agonie. La dimension de la destruction alimente tout ce qu'elle produit, non par goût du morbide ou du macabre, mais par souci de dire sans doute la vérité du périssable.
Rien ne dure, tout passe.".
(J. Poncet-Montange, Philosophe et collectionneur)